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LES DISCUTIONS KOMA & MOKLESS invité : ABDOULAYE

Episode 1 : LA PASSION DU SON

Une discussion a eu lieu à la Scred Boutique en présence de Koma et Mokless avec un invité qui a partagé son parcours dans le monde de l’art urbain.Les échanges ont porté sur la genèse de ses projets artistiques et musicaux, l’importance de l’autodétermination et de lengagement, l’invité a détaillé comment son inspiration, ses collaborations et sa vision sociale ont façonné ses initiatives culturelles et offert une plateforme à de jeunes artistes.

Parcours et entrée dans le monde de lart.

K&M : On est le combien aujourd’hui ? On est le 18 mars, mercredi 18 mars, ça fait plaisir de revenir en Scred, là, dans des discussions bien bien Scred , il y a un gros événement de street art et donc on a un invité , Abddoulaye, un mec de chez nous, un local, qui va se présenter en direct live, cest Koma avec Mokless, cest LES DISCUTIONS et on est en direct de la Scred Boutique alors déjà, bonjour tout le monde.

M: Une petite présentation de toi déjà 

A: merci de linvit les gars pour commencer je dirai que le parcours est jalonné par les conseils de Koma et Mokless dans l’autodétermination, l’indépendance et faire les choses soi-même. Je crois qu’on fait les choses nous-mêmes en est fiers d’avoir notre galerie au Festival d’art urbain pour leurs dix ans. Gringo Production. Donc pour nous, c’est, c’est top. Voilà, donc jamais dans la tendance! 

LE DECLIC POUR LART 

K : Peux-tu refaire un petit résumé de ton parcours ?

A: le parcours autodidacte, formé…mais c’est pas parce que vous êtes là, mais vraiment formé par la Scred Connexion dans le sens où faire par soi-même, on est dans la dynamique de faire avant tout, faire pour faire avancer les choses, faire pour faire avancer la communauté et faire pour le social.. donc oui, on a commencé dans le social, on a commencé avec Koma, c’était notre animateur et il nous a montré, on va dire, la voie avec Mokless et on a commencé par bosser dans des associations, faire des partenariats avec d’autres assos, des clubs de prévention, initier les jeunes à l’art, faire des ateliers autour de l’art ça a commencé comme ça. Et même non, je dirais même pas que ça.

En fait, ça a commencé avec mon voyage au Brésil.

Ça a commencé comme ça.

COUPE DU MONDE AU BRESIL & ART 

M : Quelle année c’est ? 

C’est pendant la Coupe du monde 2014, je suis parti au Brésil avec un pote qui s’appelle Larry et de là, tout a commencé. 

M:  C’est là que tu as été piqué par l’art ?

A: C’est çaEn fait, j’ai été piqué par l’art à travers vous, par rapport à la musique mais l’art peinture, c’est le Brésil , on va dire, j’ai rencontré un artiste brésilien qui s’appelait « Monanc ».

A la base on est partis à la ville d’Iguazu pour aller voir les chutes, en voyant les chutes il y avait une fresque énorme qu’on avait super kiffée. On ne savait pas qui c’était et cet artiste la, le soir même on le rencontre dans un bar.

M: Comment tu arrives dans ce bar? 

On sort le soir et on arrive dans un bar, on rencontre une meuf ,la meuf, en gros, elle était habillée en mode assez luxe tu vois, du coup, moi, j’étais en paro, on a grandi à Barbès doncje la vois Gucci, Lacoste, tout, c’est des produits super chers là-bas donc elle nous invite à boire .

Elle nous invite à prendre des verres, etcde là, elle me dit : « Ouais,, j’ai mon cousin à moi, c’est un artiste.il va venir » Il arrive bourré, l’artiste cetait Monanc : « Ouais, moi, je suis un super bon artiste brésilien. » nous, on le prend pas trop au sérieux , Il nous dit : « Venez voir mon travail. » et on part avec lui, on passe devant un palace, il veut rentrer dans le palace , je lui dis : « Non, tranquille, t‘as vu, tranquille, c’est pas grave, je te crois tu vois. » parce que je me dis : « Il va se faire tabasser, il va se faire virer parce qu’il est bourré. » Et dès qu’il le voit bourré, ils lui disent: « Oh, Monanc, comment tu vas ? » Il rentre, Il est VIP partout , Il est connu, il est reconnu partout! 

il nous montre des œuvres à lui, on commence à parler et il nous dit quil est assez réputé là-bas, Il a fait des performances avec des hélicoptères au-dessus des chutes d’Iguazu, de là, on commence à parler, il me dit : « J’aimerais bien que tu me représentes à Paris. » Je lui répond : « Mais moi, je connais rien du tout à l’art. » et là, en fait, on va dire, euhavant que je parte, j’avais une discussion avec ma mère et ma mère, elle me disait toujours que mes projets allaient pas aller jusqu’au bout parce que je suis devenu trop européen, parce que je m’écoute pas. Elle m’a dit : « Le jour où tu vas commencer à t’écouter, ça va aller mieux. » 

M: Toujours écouter les conseils de maman. 

A: Voilà, Voilà…Et donc, dès que je suis arrivé là-bas, dès qu’il m’a dit ça, j’ai senti que je pouvais, j’y connaissais rien du tout dans l’art

mais j’ai dit : « Allez, j’y vais. »  

RETOUR A PARIS 

A : je suis rentré à Paris. J’ai commencé à démarcher des galeries une par une. Place des Vosges, rue de Turenne. J’ai démarché au moins cent cinquante galeries , que des refus.

M: Pour lui ? 

A : Ouais, ouais, pour lui. 

M: T’avais que lui dans ton catalogue? 

A: Voilà. Je démarchais que pour lui. En fait, dès qu’on a échangé, nous, on devait partir le lendemain parce quon suivait les matchs de l’équipe de France,  on était à Iguazu mais le lendemain je devais bouger alors le lendemain matin, on bouge mais pendant la discussion Je lui dis :« Vas-y,je veux des toiles sur une clé USB » Il m’a dit : « Ouais. » mais à la fin je me dis : « Wesh, je veux pas arriver avec une clé USB dans des galeries. » Je lui dis : « Laisse-moi des toiles. » Il me dit : « OK. » Il me dit : « Je te les ramène demain matin. » donc, il me ramène des toiles le matin.

Et vas-y, bon,  j’arrive en France , je commence à démarcher, la rue Turenne, toute la place des Vosges, que des refus, au moins 150 refus tu vois ? 150 refus, si c’est pas plus. Et en fait avec du recul, t’sais j’étais mignon.

je vais voir mon comptable, mon comptable que j’ai connu, dans le dix-huitième, qui aidait à l’entrepreneuriat aux jeunes, à développer leur projet entrepreneurial à la salle Saint-Bruno, c’était un dispositif de la mairie, pour une fois.

Donc depuis qu’il m’a connu on a fait un premier stand au Puces et quand je suis allé le voir, je lui dis : « Voilà, là, je veux rentrer dans l’art »  donc il a commencé à me donner un coup de main. Il a fait les contrats gratuits, mes statuts gratuits, tout, et j’ai commencé à démarcher, je trouvais pas d’endroit. Je lui ai dit :« Ouais, franchement, je crois que je vais arrêter » mais il avait un client qui avait une galerie et que j’ai rencontré un an avant dans son cabinet. De là, il m’a dit : « Va, contacte-le » donc je l’ai contacté, sa galerie était à Bourse, on a fait le premier événement, on avait fait un crédit c’était vingt mille euros.

Larry il a mis dix mille, j’ai mis dix mille, on a fait l’événement, on n’a rien vendu. Zéro. 

Après , On a invité Mananc et ses œuvres on les a ramenées du Brésil, on a monté la société, on a fait appel a un transitaire qui a ramené ses œuvres et on a commencé à faire le premier événement et à en faire d’autres, en mode Barbès, auto-débrouilleon a commencé à trouver des plans, de là, la mairie a commencé à venir nous voir, les associations du quartier, pour faire des projets avec les gens du quartier, etc. 

K :Et quelle connexion après que tu t’es fait avec les graffeurs parisiens, les taggers parisiens ? 

A : j’ai commencé à faire des événements Mais ils m’ont dit « T’es dans l’art ? Va voir Roni »  j’ai dit : « Comment ça Roni ? » , Il me dit : « XARE Tu vas voir Roni, c’est un ancien du quartier il travaille à Artcurial, c’est un artiste, Roni, il fait des toiles. »

Et de là, je vais le voir je lui ai dit je fais ça, donc lui, il m’a aidé à faire la scénographie parce que je savais pas, je connais pas tout ça donc c’est lui qui m’accompagne. 

Donc après, je trouve un endroit , un hôtel particulier dans le sixième où je peux exposer. J’appelle Roni, je lui dis : « J’ai un endroit, là » il me ramène EYONE , il me ramène OREO, 

On vend une toile à quatre mille euros. C’est la première vente. Ouais, première vente, quatre mille balles. Tu vois, je me dis , Oh lourd ! OREO, qui est là aussi à l’expo,il vend aussi, on vend trois mille balles, lui, c’est la première toile qu’il vend, OREO je lui ai vendu sa première toile donc de là, on commence à faire pas mal d’événements, on fait un truc avec le Wu-Tang et un de tas de trucs comme ca,  il y a des associations du quartier qui nous demandent : « ben ce serait cool si tu fais des choses avec les jeunes. » et de là, on commence à faire des projets avec les jeunes on fait le premier projet avec l’artiste brésilien que l’on devait faire au métro Barbès, un projet qui s’appelle Le ghetto s’éveille, l’artiste, son symbole, je vais pas dire son symbole mais ce qu’il y aura toujours dans ses œuvres, c’est les papillons, c’est la liberté et en gros, on voulait faire une œuvre à Barbès où il y a des papillons à la base du métro qui remontent.. Au début, les papillons sont noirs et ensuite, les papillons sont de couleur. 

On propose ça pour le faire sur le métro Barbès et ils kiffent tellement qu’ils disent : « Non, mais non, vous allez pas le faire à Barbès, vous allez le faire au Louvre. » 

Donc on le fait au Louvre. On custom le métro Palais Royal, musée du Louvre, avec une association du dix-huitième

Après, on fait un autre projet avec le marathon de Paris avec l’artiste brésilien aussi, qui s’appelle La couleur du monde, on fait une toile de cent mètres carrés en bas du musée d’Orsay, on invite les marathoniens à participer à une œuvre collective où on met des pigments de peinture qui représentent les cinq continents et les marathoniens qui en marchant dessus donnent la couleur du monde, ça devient une œuvre collective qu’on découpe en mille morceaux et après, qu’on vend pour financer un projet d’un jeune du quartier, de là, ca s’enchaîne

K : parle nous lexpo que tu as fais?

Cest la plus grosse foire d’art urbain international. 

K: Toi, ton stand, il sera à quel nom ? 

Le stand il s’appellera Gringo Production Les enfants de Tati on met en avant deux artistes. Un artiste qui s’appelle HARIBOW et un autre artiste qui s’appelle OMOUK.

On avait fait un événement à Tati. On avait ramené un tas de graffeurs et on les avait  appelé “ Les enfants de Tati ”  et donc là, on voulait avoir deux galeries normalement mais on n’a pas pu à cause de budget donc on a mis deux artistes en avant. L’année prochaine on mettra tous ceux qu’on avait mis pour  “ Tati, les enfants Tati et donc là, c’est OMOUK et HARIBOW qui font grave de super beaux personnages, eux, c’est vraiment leur spécialité,minutieux, avec des détails de malade. 

K: C’est des artistes parisiens ? 

A : Ouais, parisiens, on va dire, c’est plutot vandale par exemple leur crew eux, c’est ODV , maintenant ils passent sur toile doncc’est cool,on est super content.

L‘Urban Art Fair 2026

     ABDOULAYE X HARIBOW X OMOUK X KOMA X XARE

Photo par ; Dominique dasse

LA PASSION DU SON 

K : Des projets musicaux aussi ? 

A: Oui,la musique ça a toujours été un kif.J’ai toujours voulu avoir un studio,vouloir avoir un studio par rapport à…je vais être honnête par rapport à vous, parce que quand Koma c’était un animateur, on écrivait avec lui, il a fait écrire mon frère, on aimait la musique et moi j’aimais bien ça et je me suis suis toujours dit que quand je serai grand, j’aurai un studio tu vois ? Et quand je le dis, ça m’émeut profondément

K:  Et tas un tas de gens qui passent ? 

A: Toujours, il y a Maes qui est venu faire son premier son, 500 T max chez nous,13 Block qui viennent chez nous, Doc Gyneco, X-Men, ils sont passés chez nous, XV Barbare, la 

Scred Connexion

K: Et le projet, là, qui arrive aussi ? 

A : Donc le projet qui arrive, La Passion du Son, à la base, je crée ça avec Mathieu et avec un ami, mais l’ingénieur du son aussi, après, il y a d’autres ingés, il y a Léo, qui sont, on va dire, pas résidents mais plutot des freelances, le but c’est qu’on voulait faire un événement où on connaît vraiment les gens. 

Maintenant dans le rap quand tu veux faire un feat, t’envoies la prod et y a plus de connexion on va dire, on s’appelle, tu connais mon pote, t’envoies la prod et c’est fini.Donc on voulait vraiment faire cette chose où La Passion du Son, cest les gens qui viennent se rencontrer,des beatmakers,des rappeurs,des graffeurs, des passionnés, des travailleurs qui kiffent la musique. 

K: La tu Porte une casquette de la marque Maison BEZBAR , des créateurs? 

A: Voilà, des créateurs et le but c’était vraiment de faire ça, j’invite un tas de pote et vu que les jeunes kiffent , pour leur donner un peu de force, j’ai dit à Mac Tyer de passer, juste de passer les voir. 

Donc Mac Tyer, il passe, il kiffe le délire, il dit : « Je vais faire un son. » et « Ah, j’ai envie de poser » et il fait le refrain, dans le refrain, il dédicace Morad et donc ça change toute la dynamique du son.

En plus, y a des mecs qui étaient venus et qui sont partis avant , Ils sont dégoûtés eux. Ils sont dégoûtés parce que c’est ça La Passion du Son ,vraiment, ils voyaient que c’était en mode que des rappeurs pas connus, les mecs ont taillé et Mac Tyer est arrivé, bam. 

Lamina x Mac tyer x guy2bezbar x mathieu x ap

M: C’est ça La Passion du Son?

A: Voilà, c’est ça La Passion du Son. C’est des passionnés qui restent

Et donc là, Mac Tyer est passé il a fait son truc, même le mec qui a fait la prod, à la base, c’était un jeune de 16 ans et lui quand il est reparti le lendemain, je lui ai envoyé le son, il a pété les plombs.

En fait, il prend le dernier métro et à chaque fois,dès qu’il part et qu il revient, je dis : « Bah y a Koma qui a posé…. Y a Gu2bezbar qui a posé , il me dit : « Mais on va pouvoir le sortir le son ?» en mode, il est choqué donc par rapport à ça ; La Passion du Son et je suis venu voir Koma en lui disant : « Vas-y, bah Mac Tyer, il a posé, il a fait un petit hommage à Morad ce serait cool que tu poses. » et après, je suis allé voir Guy pour faire gonfler le son et de la avec les graffeurs on a fait la fresque. 

                                             Koma x Mac tyer  c.sen x guy2bezbar x Xare

K: Y a pas mal de MC du quartier?

A: Il y a ça aussi qu’on a voulu mettre en avant Lamina, pour moi, c’était important quil soit là, comme gosse Ticard (Barbès Clan) , tu vois, qu’il soit là, c’est important,c’est pas un délire de niveau, c’est un délire de passionnés et c’est un kiff, on a reuni 

Plusieurs générations , et même, il y a eu un cours d’histoire parce que pour prendre un truc quand Koma est venu, il y avait G-Kill (2BAL) , en gros, bah ça a parlé aussi de Peura, on a écouté « la sédition », eux connaissent plutot Bisso Na bisso, Ils connaissent pas les autres trucs, donc il y a eu un moment histoire, ça, ça a été cool vraimentNous, on parle plus avec les neveux parce qu’on dit : « C’est des oufs ,ils vont nous manquer de respect, on va les tabasser. » Tu vois, on rentre dans ça. Alors quen fait, s’ils sont en perdition, c’est de notre faute. Parce qu’en fait, avant, chaque ancien avait son petit, alors moi, Koma, il avait mon refré. « Vas-y, tiens, viens ». Tu vois, il l’aimait bien. « Tiens… » Chacun avait son petit qu’il ramenait au restaurant. « Vas-y, viens, on sort. Viens, on va faire un petit tour de voiture, tiens, je te passe ma paire de baskets, je la mets plus celle-là, tiens, ma dernière ste-vé. » Y avait ce truc-là, hein. Chacun, chaque grand avait deux, trois petits.

M: On peut dire que la jeunesse, elle a été délaissé, Isolé…? 

Isolé. Exactement.  c’est de notre faute à nous, c’est de notre faute à nous Parce que vous, vous l’avez fait. Normalement, nous, on doit le faire mais nous, on est en mode, vous, vous preniez le temps. Des fois, il y avait des petits, c’était des galères mais vous preniez sur vous. « C’est une galère, mais on va le ramener quand même au studio. » tu vois, vous, vous étiez patients

Nous, on a perdu cette patience-là et moi, c’est par rapport à ça que je me suis dit : « Tiens, on a délaissé les neveux, etcOn fait plus rien avec eux. Faut qu’on soit patients , faut qu’on prenne le risque de se faire manquer de respect par les neveux. » Quand je dis ça a chaque fois, il faut prendre des risques et la, la preuve, on a pris un risque, on s’est fait manquer de respect par des petits mais  il faut écouter ce qu’ils ont à dire. Voilà. Mais nous, ça, on l’a perdu , en fait, la dernière fois, on avait eu ce débat-là , on parlait de vous encore en se disant que, tu sais, les grands, avant, ils étaient patients quand même, nous, on se dit : « Non, on parle pas avec eux,  ils manquent de respect, etc. » Donc voilà. c’était vraiment ça, casser la metaverse  pour aussi redonner ce que vous nous avez donné, ce que vous nous avez transmis. Vous, ce que vous nous avez transmis on doit transmettre. On ne doit pas dire : « Ouais., les jeunes, ils sont fous, etc… On leur parle pas. ,on transmet pas, ça veut dire on casse la chaîne, j me suis dit qu’il faut que je refasse la chaîne et que LA PASSION DU SON c’est ma manière de remettre la chaîne , on a bénéficié de ça, mais par rapport à notre éducation, par rapport à ce que vous nous avez transmis on rentre dedans donc moi, maintenant, j’ai deux, trois petits que j’aime bien, que je ramène au resto, je leur dis : « passez a  l’expo, venez à l’expo. » Tu vois ? «Venez tous à l’expo. » 

K : C’est important pour toi, le quartier ? 

Ouais, c’est grave important. Parce qu’en fait, c’est ce qui m’a fait. Et même comme là, j’ai fait, on va dire, j’ai… Euh, durant l’année dernière, j’ai fait dix-huit mois, j’ai repris les études à Sciences Po. Et à un moment, ils m’ont posé une question. Ils m’ont dit : « Qu’est-ce que tu as appris à Sciences Po ? » En fait, j’ai rien appris, vraiment j’ai juste mis des mots sur le fonctionnement. Parce qu’eux, ils nous apprennent comment faire des partenariats,

mais ça, on sait déjà faire tu vois, même là, on fait des partenariats ensemble depuis longtemps, depuis qu’on est tout petits donc, on sait comment faire. 

K: Tu as juste appris a mettre des mots sur la situation?

A : Voilà, mettre des mots sur la situation. On est fort en logistique, mais pour nous, c’est rendre service, la logistique. C’est prendre une voiture, c’est de la logistique.Donc, en fait, on a la meilleure école. La street, C’est véridique. J’ai fait Sciences Po, c’est mon école et j’ai fait l’école de la rue et l’école de la rue est meilleure. Voilà. 

M: Et si tu dois donner un coup de projecteur sur quelqu’un du quartier? 

A : Moi, franchement, si je devrais donner , si je devais mettre la lumière sur quelqu’un qui n’en a pas, les mamans du quartier, venez manger les pastels, le bissap, c’est elles les premières exemples ,ouais, franchement, elles charbonnent., elles sont en autoprod.

je vais aussi citer Ahmed Bouzouaid, qui a sorti un livre qui s’appelle Je dois faire du cash, boy et en fait, ce qu’il dit dans son livre cest que les premières personnes qui ont monté les start-ups, c’est nos parents. Pourquoi ? Ils vont au bled, ils ont un projet, ils soulèvent des fonds pour venir en France, comme dans une start-up donc, ils m’ont dit : les premières start-ups, c’est nos daronnes, dans son bouquin. Donc, allez voir son bouquin aussi. Big up à Ahmed. Je dois faire du cash, boy. Voilà. 

M: Ça passe le relais comme ça. 

A: Voilà. 

K: Merci pour cette petite discussion. 

A: Merci, jétais stressé avant darrivé.Là, c’est bon, j’ai la sauce.

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