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Après une première mixtape prometteuse en 2020, portée par des collaborations de renom, Souli a tracé sa route en indépendant depuis, et a peu à peu façonné son identité artistique. Il revient en cette fin d’année 2023 avec Humanoïde, un EP qui en annonce d’autres. Dans le cadre de cette sortie, il s’est confié à Scred Magazine sur son parcours et son rapport à la musique.

 

 

ADRIEN : Bonjour Souli, tu sors ce 3 novembre ton EP Humanoïde. Pourquoi ce titre ? 

SOULI : Sur la nouvelle direction artistique qu’on a abordée, je me suis penché sur des sonorités plus électriques, et sur une thématique qui a une place principale dans ma vie. C’est la place de la technologie dans la société actuelle. On perd un peu d’humanité à cause des écrans, de toutes ces choses qui sont censées nous relier, mais qui nous éloignent aussi. On vit à travers des écrans, on se fait des clichés, on a des apparences d’humains, mais on n’a pas vraiment des cœurs d’humains. Le titre vient de là.


A : Le titre fait penser au classique Humanoïde de Nekfeu, dans lequel il se pose énormément de questions et essaie d’y trouver des réponses. Est-ce que tu es souvent confronté à de tels doutes ?

S : Énormément. Déjà, ça me fait plaisir que tu parles de ce titre de Nekfeu, ça a été aussi un clin d’œil. C’est un de mes titres préférés de sa discographie, c’est hyper bien écrit, c’est hyper bien posé. Je suis quelqu’un d’énormément cérébral, je suis énormément dans ma tête, à tout analyser, tout décrypter, un peu sauvage au premier abord.

 

 

A : Même à ré-analyser ce que tu avais déjà analysé avant ?

S : Totalement, ça peut me travailler toute une nuit (rires). J’aime ce côté-là, mais des fois ça va trop loin, donc je fais en sorte de travailler sur moi pour ne pas que ça me pèse trop.  C’est une question de compréhension du cerveau, pourquoi tu ressens telle émotion, qu’est-ce qui se passe dans ton corps et ton cerveau pour en arriver à ça, pourquoi les êtres humains font comme ça, je me questionne beaucoup.

 

A : Quel a été ton parcours avant de te lancer dans le rap ? 

S : Ce n’était pas mon but de base. Je suis allé à l’école jusqu’au bac. J’ai arrêté en terminale, avant le bac. À la suite de ça, je me suis retrouvé à travailler, connaître la vie d’adulte, avoir un salaire, payer des charges, un loyer… Je grattais déjà des textes depuis mes quinze-seize ans. Je faisais de la batterie avant, donc j’avais déjà fait des concerts. Au fur et à mesure, j’ai rencontré des mecs, dont un qui s’appelle Lawis, qui a travaillé avec Y&W et Guizmo pendant un moment, qui était avec la Sexion d’Assaut avant… J’ai ouvert un studio d’enregistrement avec lui, et c’est lui qui m’a mis dans le côté professionnel, qui m’a donné confiance en moi. C’est comme ça que je me suis retrouvé à faire ça à fond.


A : Quelles ont été tes premières inspirations ? 

S : Ça va être IAM. Demain c’est loin, c’est un titre qui m’a baffé quand j’étais petit, le truc fait dix minutes et je l’écoutais des dizaines de fois d’affilée…

 

A : C’est comme Humanoïde de Nekfeu, il dure au moins six minutes lui aussi, mais t’es pas ennuyé à la fin.

S : Y’a une histoire qu’on te raconte, tu rentres dans leur tête, tu te sens identifié par eux. C’est ce genre d’énergie que j’aime beaucoup. NTM aussi, j’ai mangé, mais j’étais petit, j’avais pas le contexte social qui va avec. Après, je suis de Bobigny, donc ça en parlait beaucoup autour de moi. Mais j’ai vraiment démarré avec les cainris, Nas m’a traumatisé quand j’étais petit, Jay-Z pareil, Eminem pareil. Le film 8 Mile, gros… Il m’a bouleversé le cerveau. Par contre, ce qui m’a vraiment poussé à écrire des textes, c’est l’époque des Rap Contenders, avec toute la clique de L’Entourage, qui faisait beaucoup d’allitérations, d’assonances, des jeux de rimes hyper intéressants qui amenaient à l’époque un renouveau dans le rap. À partir de ce moment-là je commence à écrire, beaucoup inspiré par eux.


A : Après avoir sorti une mixtape de quinze titres et deux EP de sept titres, pourquoi avoir choisi de revenir avec ce format d’EP 5 titres ?
 

S : Bonne question. À la base, je voulais revenir avec un album. On est parti sur une DA, une cohérence, une similarité en termes de sonorités, une cohérence globale, on est parti sur un album. On a fait une quarantaine de titres en tout, une douzaine pour l’album. Là, je me dis : « On est en indé, un album de douze titres, ça coûte plus de budget, en termes de communications, de visuel » donc pour être smart, je l’ai divisé en deux parties. Même en trois parties, je ne parle que des deux pour l’instant, mais je travaille déjà sur la troisième. Le but est de pouvoir l’envoyer au compte-gouttes, et à côté débloquer des budgets, le promouvoir en faisant des clips… C’est aussi stratégique de sortir cet EP de cinq titres. Personnellement, je suis également dans une période où j’écoute plus facilement les EP que les albums, y’a des sorties de partout, et les longs albums, j’ai des fois un peu de mal à rentrer dedans. Ça devient un travail d’écouter certains albums de 17 titres vraiment poussés. Par exemple, l’album de Kendrick Lamar, j’ai mis du temps à l’écouter, parce que le truc était lourd, pesant, y’a eu beaucoup de travail. Alors que par exemple, le dernier EP de Deen Burbigo, j’ai écouté en détente. Chacun sa stratégie, sa sensibilité. Moi, je l’ai senti comme ça. J’ai divisé le truc en deux. Un EP de cinq titres, le second sera de six titres, et le troisième, j’en parlerai plus tard.


A : Tu es entièrement seul sur cette première partie, alors que tu étais très bien entouré sur les précédents, était-ce nécessaire pour mieux pouvoir te recentrer sur toi-même ?

S : Ouais, carrément. Quand on parlait d’album, on a parlé de featurings, avec quelques têtes à gauche à droite avec qui je m’entends bien, et que je voulais inviter sur l’album. En toute humilité, je me suis rendu compte que le truc était déjà assez complet, je chante, je rappe, ça change de prods… J’avais pas vraiment envie d’aller chercher des featurings. Sur ces deux projets, je voulais me concentrer sur moi en solo, les messages que je voulais faire passer, solidifier ma DA, les featurings viendront après.


A : Sur ton premier projet, Start, tu avais des featurings de renom comme Lartiste, Hayce Lemsi ou Diddi Trix. Comment se sont faites ces connexions ?

S : Elles se sont faites via mon producteur, avec qui je travaille dans le label 140 Squad. Lui et son frère sont des grands de Bondy, Lartiste c’est un pote d’enfance à eux. Diddi Trix, c’est un mec de leur cité, et Hayce Lemsi était managé par leur cousin à cette époque-là. Les connexions se sont faites comme ça, c’est des mecs que j’ai rencontrés en studio, avec qui je me suis bien entendu. Musicalement, c’est des mecs que j’apprécie énormément, humainement, je les ai également appréciés, donc ça allait de soi que je les mette sur le projet. C’était un beau partage d’énergies.

 


A : Tu fais partie de la nouvelle génération du 93. Il y a quelques années, Sofiane a réuni tout le département avec le projet 93 Empire. Est-ce que les artistes comme toi qui arrivent ensuite profitent toujours de ce que ce projet a apporté ?

S : Oui, c’est une manière de mettre la lumière sur le 93. Même si, depuis la genèse du rap francophone, le 93 a toujours été sur la carte. Faire des projets comme ça, avec “empire“ dans le titre, ça permet de faire directement des liens dans le cerveau des gens quand je dis que je viens du 93. Maintenant, je ne me repose pas que sur ça pour faire parler de moi médiatiquement, même si ça aide. Quand le projet est sorti, je l’écoutais fièrement, tu connais (rires).


A : Si un deuxième volume arrivait, voudrais-tu y participer ?

S : Avec plaisir. Y’a beaucoup de rappeurs que j’écoute et que je trouve très forts. Le son Woah, je l’écoute encore, et je trouve qu’il met des claques. C’était fédérateur dans notre passion, et en plus les titres étaient réussis musicalement.

 

 

A : Tu es d’origine algérienne et italienne. Es-tu connecté avec des artistes provenant de ces deux pays ?

S : Non, pas vraiment. Je reviens d’Alger là, je découvre Alger même, parce que j’y étais jamais allé, c’est pas mon bled. Il se passe des choses là-bas, c’est une ville qui est en pleine émergence. Y’a beaucoup de jeunesse, beaucoup d’envie, beaucoup de bienveillance. Musicalement, les Algériens ont une culture de fou, ça bouge chez eux.

 

A  : Notamment ceux qui s’exportent chez nous, comme Soolking ou Tif.

 S : Fort, fort, Tif me met des claques en ce moment. Je l’ai vu en interview, le bonhomme paraît vraiment hyper humble et amical. Ses sonorités me parlent énormément, j’ai grandi avec ça. Avec un ami à moi, HAF, qui a grandi à Alger et qui est sur le projet Melancholia, on a un projet qui est de retourner là-bas pour faire un peu de musique. Pour l’Italie, j’étais branché avec quelques rappeurs italiens, mais pareil, rien de concret. Plus je grandis, plus j’ai envie de me rapprocher de mes racines.


A : Dans le contexte politique actuel, est-ce important pour toi de mettre en avant tes racines ?

S : C’est important pour moi, qu’il y ait le contexte actuel ou pas. Je fais du rap, c’est très introspectif, y’a ma vie, mon intimité, mes racines. C’est ce qui fait ma personne aujourd’hui, même si je suis né en France et que je suis français, mes cultures, c’est l’Italie et l’Algérie. C’est important d’en parler dans mes textes parce que c’est mon quotidien et ça fait partie de ma personne.

 

 

A : Dans plusieurs morceaux du projet, il y a une voix qui tente d’interagir avec toi. Que représente-t-elle ?

S : Sur Futur, y’a cette voix qui me parle, et ça représente l’aspect ironique de la surtechnologie moderne. C’est pour ça que j’ai voulu mettre une voix un peu bateau, monotone, qui dit des trucs en mode “tu n’as toujours pas percé, ça serait bien de faire un tube“. J’ai pas envie de faire un rap plombant en mode “c’est l’enfer aujourd’hui, venez on va tous se suicider“, j’essaie de le faire passer avec humour. Je voulais ce côté un peu second degré, cette voix représente l’ironie de la société actuelle.


A : La pochette représente un cœur métallique. Une partie du cœur émet une lumière rouge vive, comment l’interpréter ?

S : C’est une cover que j’ai faite avec l’IA MidJourney. Je trouvais ça cohérent avec le sujet, j’ai fait des nuits entières à générer des images, et quand celle-ci est sortie, ça m’a scotché, j’ai trouvé ça hyper beau. On en revient à notre histoire d’humanoïdes, c’est un cœur d’humain qui se transforme peu à peu robotiquement. On a nos vices, on a nos peurs, on a nos traumatismes, on se ferme un peu à nos émotions. Aujourd’hui, j’ai l’impression que ça devient stylé d’être insensible, alors que la sensibilité c’est super beau aussi.

 

A : J’ai ce débat-là par rapport à un rappeur que j’aime beaucoup mais que beaucoup de gens ont du mal à apprivoiser, Werenoi. Lui, il joue vraiment la carte de l’insensibilité à fond.

S : Carrément, même dans les films qu’on regarde, ça a un charme ce truc-là. Être insensible, savoir être dur. Chacun son tempérament, chacun sa culture, son éducation, mais il faut pas dire qu’être sensible, c’est pas bien.

 

A : J’ai eu cette discussion avec une amie très proche, qui vit des épreuves très difficiles depuis plusieurs mois. Un jour, elle m’a confié qu’elle avait un peu honte de pleurer, d’avoir des moments de faiblesse… Je lui ai cité une phrase d’Alonzo dans Goodbye : « Ça m’arrive pas souvent, mais je n’ai pas honte de pleurer, tu sais / C’est la première chose que j’ai fait quand je suis né ». Évidemment je ne lui ai pas dit que c’était d’Alonzo (rires).

S : C’est vrai, et cette image-là, elle est belle. Dès que tu sors du ventre de te mère, tu fais quoi ? Tu pleures. Avant même de respirer, c’est le premier truc que tu fais. Y’a pas à en avoir peur, et ça fait du bien. Après ça dépend de ta pudeur, moi-même, je vais pas chialer devant les gens tout le temps.

 

A : Mais à un moment, si tu ne peux plus, il faut relâcher la pression quand même.  

S : On peut tous voir la même scène, certains peuvent en pleurer, d’autres en rire… On tient à avoir un cœur dur alors que ça nous fait perdre un peu de nos émotions, de notre sensibilité. Moi, c’est ce qui me rend vivant d’avoir des émotions, et Dieu merci, je peux ressentir tout ça.


A : Le monde extérieur semble-t-il de plus en plus ou de moins en moins humain ?

S : Dans mon environnement personnel, je ne parle pas au nom de tout le monde, je trouve qu’on perd en humanité. Un événement comme le Coivd-19 le prouve encore plus, tout le monde pensait à sa personne, à mettre le plus de paquets de pâtes possible dans son caddie. C’est individualiste, on est de moins en moins connecté aux autres, alors qu’en parallèle, t’as l’iPhone 15 qui sort, on est de plus en plus connectés aux autres, mais dans la vraie vie on perd ce lien-là.

 

A : J’avais une autre interprétation de la couleur rouge du cœur, comme un signe de batterie faible.

S : Je ne l’avais pas du tout vu comme ça, mais ton interprétation est cohérente. J’ai toujours apprécié les mélanges de rouge et bleu, et quand on a fait la charte graphique du projet, j’ai axé la cover sur ça.

 

A : Peut-être que sur les prochaines pochettes, tu pourrais augmenter la luminosité pour que ça tire vers le vert.

S : Je note l’idée en tout cas.


A : Auras-tu l’occasion de le défendre sur scène, ou cela arrivera-t-il plutôt à la fin du cycle ?

S : On est en train de voir ça avec le manager et les bookeurs, on aimerait le défendre sur scène. Il faut aussi remettre en place un show, parce qu’on l’a mis un peu de côté quand on a fait énormément de studio. Idéalement, en 2024, il devrait y avoir des petites scènes, c’est aussi mon gros kif de faire des concert et c’est une manière de défendre son travail.

 

A  : Scred Magazine suivra en tout cas tout cela avec attention.

 

 

L’EP Humanoïde de Souli est disponible sur toutes les plateformes de streaming.

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