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Fruit d’influences diverses et variées, le style musical de Claes est difficilement définissable. Fortement influencé par le rock, le punk et la chanson française, il n’en reste pas moins un rappeur aguerri, qui montre l’étendue de ses capacités dans son premier projet À l’envers, sorti le 22 mars dernier. À cette occasion, il s’est confié à Scred Magazine pour se présenter davantage.

 

ADRIEN : Bonjour Claes, tu viens de sortir ce 22 mars ta mixtape À l’envers. Pourquoi ce titre ?

CLAES : Au moment où je l’ai faite, je me sentais vraiment à l’envers. Je ne savais plus du tout où j’allais, pourquoi je le faisais, s’il fallait que je continue ou pas. À l’envers, c’est un des premiers morceaux que j’ai fait, c’était une bonne synthèse de tout ce qui se passait. J’aimais bien l’idée de reprendre tout à l’envers pour tout recommencer.

A : Ton pseudonyme est le nom de famille de ta mère. À quel point est-elle importante dans ta musique ?

C : À tous les points.

A : Pourquoi plus le nom de la mère que du père ?

C : Pour savoir ça il faut écouter le disque (rires). C’est un peu complexe…

 

A : Viens-tu d’un environnement familial ouvert sur la musique ?

C : Ouais, mes parents étaient musiciens. Ils ont été intermittents pendant quinze piges, ils faisaient des chansons. Vu que je suis le dernier de la famille, j’étais tout le temps avec eux sur les routes, je me tapais tous les concerts. Donc j’ai tout de suite fait de la musique, depuis mes sept piges.

A : À part tes parents, quels sont les premiers artistes à t’avoir inspiré ?

C : Le premier artiste qui m’a vraiment inspiré, c’est Mano Solo, qui est mort maintenant. J’ai découvert sa musique quand j’avais huit ans, c’est ma sœur qui avait ramené un skeud de Mano Solo à la maison, un double live en guitare-voix, donc le truc le plus triste du monde. J’ai eu un truc un peu monomaniaque, obsessionnel, avec ce disque, j’ai écouté ça non-stop pendant presque deux ans, mes parents n’en pouvaient plus… C’est de là que vient ma façon d’écrire, d’appréhender les thèmes.

A : Quand as-tu commencé à découvrir d’autres artistes que lui ?

C :  J’écoutais beaucoup de chanson française avec mes parents. Brel, Ferré, beaucoup de Barbara aussi. Le reste, c’est à l’école. Avec mon pote Quentin, qui joue de la basse avec moi sur scène, on s’est fait notre culture musicale ensemble. Son père était aussi musicien. On a découvert Pink Floyd ensemble, en allant voir The Wall au cinéma. On se l’est pris en plein dans la gueule. Le rap c’est à l’école, au collège.

A : Avec quels rappeurs ?

C : Mon frère faisait du rap avec ses potes. Je voulais faire pareil mais lui ne voulait pas, parce que j’avais quatorze ans. Après j’ai écouté plein de trucs, OrelSan, Stupeflip, Klub des Loosers… Mais c’est assez récemment, ça fait quatre ans que je commence vraiment à tomber dans le rap. J’ai  l’impression de découvrir le rap juste aujourd’hui, ce qui est assez fou parce que j’en écoute depuis que j’ai quinze ans. En fait, quand Mano Solo est mort, je cherchais des artistes qui me feraient le même truc, et dans la chanson, j’ai pas trouvé ce truc qui fait mal, qui te met de grosses tartes dans la gueule. Au final l’énergie, je la retrouve dans le rap. C’est la même mentalité.

A : Quand l’idée de devenir rappeur est-elle devenue concrète ?

C : C’est un peu lié à ce que je te disais, je ne me retrouvais pas dans ce que j’écoutais dans la chanson, donc j’écoutais surtout du rap. Je ne sais pas si un jour je me suis dit « Je veux être rappeur » mais j’ai toujours voulu faire de la musique. C’est pour ça que ça me fait un petit truc quand je me fais partager par des comptes rap sur les réseaux.

A : Ta bio Insta dit « Rap réaliste ». Comment définis-tu cela ?

C : Ça peut faire un peu phrase toute faite, mais j’ai compris ça l’été dernier quand je finissais le disque. La chanson française que j’écoutais avec ma mère, elle existe plus trop. Maintenant y’a de la variété… Dans ce que ça raconte, les gens que ça représente, pour moi c’est pas vraiment de la chanson réaliste.

 

A : Je me faisais justement la réflexion avec une amie qui n’est pas du tout branchée rap mais qui aime bien ce type de variété. Je suis d’accord, les mecs chantent très bien, mais je ne ressens aucune émotion avec eux. Et elle a du mal avec des artistes rap que j’écoute, des DA Uzi, techniquement pas irréprochable, pas forcément l’écriture la plus fine, mais il transpire tellement la sincérité que c’est ça qui va te toucher avant tout. 

C : J’en parlais il y a deux ou trois jours avec mon pote Quentin, Vianney parle seulement à un certain type de gens, alors qu’un mec comme Niro, qui a un morceau comme Blasé que j’écoute tout le temps… Ce titre est tellement bien écrit que peu importe qui tu es, d’où tu viens, ce que tu as fait, ça touche tout le monde. Ce truc de rap réaliste il vient de là. Édith Piaf, elle vient des bas-fonds, elle faisait de la chanson réaliste. C’est la chanson qui vient de la rue, la chanson qui raconte la merde, la galère, ça parle du peuple. J’ai eu cette révélation de rap réaliste en écoutant du Saez avec mon neveu, qui a dix-sept ans. Saez est un des derniers à faire ce type de chanson réaliste, et en fait je veux faire ça. Je veux faire ça en faisant du rap, du rap réaliste.

A : C’est comme le réalisme en littérature. Émile Zola c’est pas beau, c’est pas joli, mais c’est la réalité. 

C : Mano Solo ça a aussi été ce truc-là, c’est pour ça que je trouve que le lien entre oui et le rap est super simple. Il s’est fait censurer parce qu’il avait un morceau qui s’appelait Au creux de ton bras où il parle d’un toxico qui cherche sa dose. Il dit « avec sa sale petite gueule d’enculé » en parlant d’un dealer. L’album est sorti en 1995, le label lui a dit que le morceau serait un tube s’il enlevait le gros mot, et il n’a pas voulu.

A : Ça, ça s’est débloqué très tard, parce que même Booba à l’époque où il a sorti Comme une étoile, morceau hyper calibré, hyper tube, il glisse quand même « enculé je serai rapatrié » et juste ce mot lui a fermé les portes de plein de radios.

C : C’est ça que je trouve dingue, y’a des gens à qui ça pose problème, et c’est les mêmes réacs qui ne vont jurer que par Brassens, alors que Brassens c’était le plus vulgaire de tous. Comme les mecs qui jurent que par Édith Piaf pour taper sur Aya Nakamura.

A : Alors que si Aya Nakamura avait vécu à l’époque d’Édith Piaf, elle aurait été Édith Piaf littéralement.

C : C’est clair, et c’est un scandale ce truc. Quand je vois que tous les racelards du pays sont complètement outrés par ça et lui reprochent de ne pas chanter en français. Quand tu penses qu’ils ont proposé à Daft Punk avant, qui ne chantent pas en français mais ont le privilège blanc et versaillais. Aya Nakamura qui chante Piaf, moi je suis trop chaud, parce qu’il y a cette notion de réalisme.

A : Ou Aya Nakamura qui chante Aya Nakamura.  

C : Oui aussi, laissez-la chanter ce qu’elle veut.

 

A : Le morceau Ceux-là fait penser à Pour ceux de la Mafia K’1 Fry, à ta sauce. Est-ce important pour toi que les gens qui t’écoutent puissent se sentir représentés par toi ?

C : Ouais, mais ça va même au-delà. C’est même tout le truc du morceau, je parle de ce qui me touche. J’aime les gens un peu brouillons, les gens qui se tachent, un peu maladroits, qui rigolent un peu trop fort… C’est pour ça que dans le morceau, je dis : « Ceux-là dans mes bras, les autres j’espère qu’on se reverra ». Est-ce que j’ai envie de représenter les gens qui m’écoutent ? Carrément, mais dans un autre morceau, je dis : « On se connaît pas mais je sais qu’on se ressemble ». On n’a pas la même vie mais on vit la même chose. C’est pour ça aussi que j’ai mis Ceux-là en premier dans la tracklist, c’est vraiment un état de faits, une envie de parler du populaire.

A : Dans Oh, tu commences par « Plus j’rappe j’ai envie de chanter / Plus j’chante j’ai envie de rapper ». Dans quoi te sens-tu le plus à l’aise ?

C : Aujourd’hui, et ça fait vraiment du bien, j’ai arrêté de me poser la question. Quand j’ai écrit ce morceau j’étais vraiment pas bien, et comme cette notion de rap réaliste, c’est venu avec des questions que j’ai été amené à me poser, mais qu’on m’a imposées. C’est venu avec tout ce truc de réseaux sociaux, d’environnement un peu toxique, médiatique, où on vient sans cesse te poser la question. À un moment ça m’a saoulé de ouf, et je me suis rendu compte que je ne pouvais pas répondre à la question. Y’a des phases où j’écoute que du rap, où j’ai que envie de rapper, et je vais écouter que de la chanson pendant trois mois ensuite, je vais avoir envie de chanter. Et après j’en ai trop marre et j’ai envie d’écouter du Kalash Criminel… C’est un peu une dualité constante.

A : On sent un décalage entre ton rythme de vie et celui que la société voudrait t’imposer. Est-ce que la musique est un moyen pour toi de fuir cette réalité ?

C : Pour le coup, la musique ça me fait pas fuir, ça me fait supporter la réalité. Avec cette notion de rap réaliste, grosso mode je raconte que c’est la merde et qu’on va continuer de se battre et ça va aller. C’est Brel qui disait : « Écrire des chansons c’est mettre constamment le nez dans la merde ». Ça me fait pas trop fuir, et des fois c’est même plus dur après avoir fait le morceau qu’avant.

A : Il n’y a aucun featuring sur le projet, comptes-tu t’ouvrir davantage à l’avenir ?

C : Je suis trop chaud.

A : Avec quels artistes aimerais-tu collaborer ? 

C : Là, il y a une rappeuse que j’aime bien qui s’appelle Reyd, qui a fait Rappeuses en Liberté. On va faire un co-plateau ensemble en novembre, et j’aimerais bien collaborer avec elle. Après y’a plein d’artistes qui font pas spécialement du rap avec qui j’aimerais collaborer. Je pense notamment à un artiste qui s’appelle Sega Bodega, un anglais qui fait de la musique électronique mais qui est tellement ouvert qu’il y a des influences rap dans sa manière de construire ses prods, de construire ses flows. En vrai y’en a plein, mais vu que j’y ai pas encore été confronté, et que je suis un peu timide, j’attends que ça se présente… Mais Reyd c’est la première qui me vient à l’esprit, en plus je l’écoutais en venant.

 

A : Il y a diverses couleurs musicales sur le projet. Y’a-t-il un style de prod improbable que tu n’as jamais testé mais que tu aimerais essayer ?

C :  Y’en a forcément. Après, vu que c’est moi qui fais les prods, j’essaie toujours de me foutre un peu dans l’inconfort. Je voudrais tester le 2 Step mais je suis en train d’en faire un pour la deuxième partie. Après j’aimerais bien des trucs plus electro, plus hardcore, plus vénère.

A : Une deuxième partie du projet est déjà annoncée, quelle couleur aura-t-elle ?

C : Ce sera dans la continuité au niveau des thèmes. J’étais parti sur un format mixtape mais je me suis rendu compte qu’il y avait une teinte globale au projet. Musicalement ça se tient, mais ça sera peut-être encore un peu plus dark.


A : Comptes-tu te remettre « À l’endroit » ensuite ?

C : J’aimerais bien, mais c’est le projet de toute une vie…

A : Tu as parlé de scène avec Reyd, mais auras-tu d’autres occasions de défendre ce projet sur scène ?

C : Ouais, je joue le 26 avril à l’espace Jacques Bravo, vers Pigalle, puis aux Disquaires le 30 mai. Et après en novembre à l’Antipode avec Reyd. Et je cherche à faire d’autres dates.

A : Scred Magazine suivra cela avec attention.

 

 

Interview réalisée par Adrien

Le projet À l’envers de Claes est disponible sur toutes les plateformes de streaming.

 

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