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Banguiz est un rappeur marseillais issu du groupe GIZ, qui dévoile ce 11 novembre Banger Volume 1, son premier projet solo qui en appelle d’autres. À l’aube d’un moment charnière de sa carrière, Banguiz a reçu Scred Magazine au sein du restaurant comorien Ô Deux Ladha, dans le quatrième arrondissement de Marseille, pour une interview dans laquelle nous revenons sur son parcours singulier et ses ambitions musicales.

ADRIEN : Bonjour Banguiz, tu sors ce 11 novembre ton premier projet solo, Banger Volume 1, pourtant tu es dans le milieu depuis 2005. Comment expliques-tu le fait d’avoir pris autant de temps avant de te lancer à une époque où les projets s’enchaînent à un rythme effréné ?

BANGUIZ : Bonjour avant tout, pour revenir sur mes débuts, avant j’étais dans mon groupe GIZ, issu du collectif QNC, pour « Quartiers Nord Connexion ». On était un peu plus connus là-bas qu’ailleurs. J’avais arrêté la musique pendant presque six ou sept ans. C’est Jul qui m’a remis dans le bain en m’appelant pour le projet 13 Organisé, après ça s’est enchaîné, j’ai fait Le Classico Organisé et NouvlR. Mon équipe m’a dit d’en profiter pour enchaîner, en plus ça fait longtemps qu’on me demandait de faire un solo. Mais pour moi, au début le rap c’était une histoire de famille avec mon cousin et mon frère, partir en solo c’était presque comme une trahison pour moi.

A : Qu’as-tu fait pendant ces six ou sept ans sans musique ?

B : J’étais dans la vie normale, celle de travailleur. J’ai pris cette décision car j’ai eu un enfant, et le rap c’était pas alimentaire, je ne pouvais pas encore en vivre.

A : Après ce temps de pause, était-ce aisé de s’adapter aux sonorités du rap marseillais qui avaient alors beaucoup évolué ?

B : Très bonne question, j’ai dû apprendre à me réadapter. J’ai fait plusieurs types de morceaux pour me réentraîner, sur plusieurs types de BPM, avec différents beatmakers ou topliners, ça m’a amené vers d’autres horizons. J’ai appris à apprivoiser le Vocoder, les nouveaux codes, les nouvelles façons d’écrire, à m’adapter à mon époque, mais c’est quelque chose que j’ai toujours fait, ça n’a jamais été un problème.

A : Maintenant que tu es bien lancé, comptes-tu accélérer la cadence pour imposer ton identité sur la carte du rap marseillais ?

B : Exactement, déjà pour cette année j’ai trois albums prêts, j’ai fait beaucoup de collaborations, surtout avec des marseillais, un seul parisien mais c’est Sultan, c’est un parisien de Marseille (rires). J’ai enchaîné trois projets, et le troisième projet c’est avec un colombien, c’est à dire que c’est un projet en français et en espagnol.

A : Même si tu n’as pas une discographie extrêmement fournie, tu restes un « ancien » par rapport aux jeunes rappeurs de la nouvelle scène marseillaise. Est-ce facile de partager ton expérience avec eux ?

B : Ouais, parce que grâce aux projets avec Jul, on a fait beaucoup de collaborations avec des plus jeunes, certains ont grandi en m’écoutant parce qu’on avait fait notre bout de chemin dans le Sud. C’est parfois même eux qui m’ont proposé des collaborations, les connexions se sont faites comme ça.

A : L’un des déclencheurs de ton renouveau est Jul, qui t’a invité sur Heat dans 13 Organisé, sur lequel on retrouve Keny Arkana, figure de Marseille, mais également Elams et Sat l’artificier, qui figurent sur ton projet. Est-ce à cette occasion que la connexion s’est faite ?

B : Non, la connexion existait déjà et s’est faite naturellement, les personnes qui apparaissent sur le projet sont là parce que je les apprécie musicalement et humainement. Y’a un feeling donc ça se fait naturellement, c’est vrai que deux personnes qui sont sur Heat avec moi sont sur mon projet mais c’est une coïncidence.

A : Tu as ensuite posé sur Heetch dans Le Classico Organisé un an plus tard, en compagnie de notamment Jul, Naps et Friz, figures de Marseille, Lesram, un des gros espoirs de la région parisienne, et surtout Mokobé et Demon One, icônes de la Mafia K’1 Fry. Est-ce que béneficier de telles collaborations lorsque l’on est beaucoup moins connu apporte une forme de pression pour la suite ?

B : Au contraire, ça m’a mis un coup de boost, y’en a beaucoup qui ne me connaissaient pas et qui m’ont connu grâce à ces projets. Je suis un challenger donc j’adore ça.

A : Le Classico Organisé t’a permis de t’ouvrir à la scène parisienne, cependant tous les invités de Banger Volume 1 sont marseillais. Était-ce un choix artistique clair et en sera-t-il de même sur les projets suivants ?

B : Ça sera pas pareil sur les projets d’après, mais là je voulais garder cet esprit 13 Organisé sur le premier, faire ça chez nous, et cætera. À partir du deuxième ça va s’ouvrir,  bientôt je monte sur la capitale et j’aimerais bien faire des collaborations.

A : Tu es issu d’un groupe, GIZ, et beaucoup de tes invités le sont également, Le Rat Luciano et Sat l’artificier de la Fonky Family, Alonzo des Psy 4 de la Rime, Stone Black de Carré Rouge… T’épanouis-tu davantage avec une émulsion collective qu’en solitaire ?

B : C’est contradictoire parce que j’aime bien être avec mon groupe et tout, mais là j’ai kiffé être en solo parce que j’ai pas de freins. Dans un groupe, un va te dire qu’il a des soucis avec sa femme, l’autre qu’il n’aime pas la prod… Là j’avais ma direction et j’ai pu m’épanouir dans ce que je voulais faire, c’est pour ça que j’ai été aussi productif.

A : Est-ce que tu as une crainte que ce goût pour le partage et le mélange empêche tes titres solo d’être davantage mis en lumière ?

B : D’un côté c’est vrai, mais ça peut être une force aussi, ça peut attirer la lumière vers moi et donner envie de découvrir le reste. J’ai un album bien fourni, dix-neuf titres, et si les gens écoutent l’album ils verront ma panoplie.

A : Tu annonces ce projet comme un Volume 1, as-tu déjà en tête le nombre de volumes final de cette mixtape avant de passer sur un autre concept ?

B : Je sais pas encore mais ça peut être à l’infini, ça s’appelle Banger Volume 1 parce que j’ai envie de faire que des bangers, c’est des sons pas trop longs, entre deux minutes dix et trois minutes trente. C’est très banger (rires).

A : À quoi doit s’attendre le public pour la suite ?

B : J’essaie de faire une sortie tous les trimestres, en proposant toujours de la nouveauté, je veux pas rester dans une zone de confort. Je me qualifie d’artiste, pas de rappeur au sens strict, parce que depuis toujours j’ai jamais eu un mode de vie de rappeur. Là c’est la première fois que je suis vraiment à fond, depuis deux ans. Je suis prêt à faire plein de collaborations, et même avec des gens de la variété (rires).

A : On espère que ces connexions se feront, et on les partagera sur Scred Magazine.

Interview réalisée par Adrien

La mixtape Banger Volume 1 de Banguiz est disponible sur toutes les plateformes de streaming dès maintenant.

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